
Economy Seen Growing 6.3% Beating Bank of Canada Forecast FR-CA
Source : Economy seen growing 6.3%, beating Bank of Canada forecast (msn.com)
L'économie devrait croître de 6,3 %, dépassant les prévisions de la Banque du Canada.
Bianca Bharti 1er février 2022

© Fournie par Financial Post
Selon Statistique Canada, le produit intérieur brut réel a augmenté de 0,6 % en novembre.
L'économie canadienne a augmenté plus que prévu en novembre pour amener le produit intérieur brut réel au-dessus de son niveau d'avant la pandémie, mais le variant Omicron pourrait mettre un frein à ces gains.
En novembre, le PIB réel a augmenté de 0,6 % dépassant l’estimation préliminaire de Statistique Canada de 0,3 %, a annoncé l’agence mardi.
La révision découle d’une baisse plus faible que prévu dans le secteur minier et pétrolier ainsi que d’une croissance plus forte dans les secteurs de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse.
L’estimation préliminaire de Statistique Canada pour la croissance de décembre est stable alors qu’Omicron s’est répandu à travers le pays, entraînant des restrictions par voie de conséquence.
« L’économie semblait avoir été un peu dans une situation idéale, avec des défis de la chaîne d’approvisionnement qui s’atténuaient et des activités en personne qui continuaient de rebondir. Cependant, après six expansions mensuelles consécutives, l’élan s’est heurté à un mur en décembre », a écrit Royce Mendes, économiste chez Desjardins, dans une note. « Nous nous attendons à ce que l’économie se contracte en janvier sous le poids d’Omicron. »
L’économie canadienne avait pris de l’ampleur avant la dernière vague du virus. Les données avancées suggèrent que le PIB a affiché une hausse de 1,6 % au dernier trimestre de 2021.
Cela signifie que, sur une base annualisée, le PIB a augmenté de 6,3 %, soit un peu plus que l’estimation de 5,8 % de la Banque du Canada. Au cours des délibérations de politique du mois dernier, la banque centrale a déterminé que l’économie avait atteint sa limite de croissance non inflationniste, ce qui l’a incitée à abandonner ses indications prospectives extraordinaires et à ouvrir la voie à une série de hausses de taux cette année pour faire face à l’inflation qui est à son rythme le plus rapide en trois décennies.
« Bien que la réouverture de notre économie après les vagues répétées de la pandémie de COVID-19 soit compliquée, les Canadiens peuvent être confiants que la Banque du Canada contrôlera l’inflation. Nous sommes déterminés à ramener l’inflation au niveau projeté », a déclaré le gouverneur Tiff Macklem dans ses déclarations d’ouverture du 26 janvier.
Les économistes s’attendent maintenant à ce que Macklem relève les taux d’intérêt dès mars, mais la banque centrale devra faire face à une hausse à un moment où la plupart s’attendent à une contraction au premier trimestre en raison des restrictions relatives à Omicron.
Les gains positifs dans 17 des 20 industries ont porté le PIB de 0,2 % au-dessus de son niveau de février 2020 et les industries productrices de biens et celles productrices de services ont augmenté respectivement de 0,5 % et de 0,6 %.
Le commerce de gros a connu sa plus forte hausse mensuelle depuis juillet 2020 et son quatrième mois consécutif de croissance, dus en grande partie à la forte demande internationale de matériaux et de matériel de construction.
Les problèmes de chaîne d’approvisionnement ont eu moins d’impact sur le secteur manufacturier en novembre. Celui-ci a en effet progressé de 1,4 %, avec une croissance des biens durables, comme les véhicules et le transport, et des biens non durables, comme le pétrole, les vêtements et les textiles.
Les secteurs minier et pétrolier et gazier ont connu une baisse pour la première fois en sept mois, chutant de 1,8 % en novembre. L’extraction de pétrole et de gaz a diminué de 2,5 % en novembre après avoir atteint les niveaux de production d’avant la pandémie en octobre. Les inondations en Colombie-Britannique ont frappé de plein fouet les mines de charbon, qui ont chuté de plus de 17 %.
Les données qui reflètent les conditions avant le confinement dû à Omicron montrent que l’industrie de l’hôtellerie et de la restauration a augmenté de 3,4 % après deux mois consécutifs de baisse. En plus, le divertissement ainsi que le commerce de détail ont affiché des gains.
« La forte croissance dans les jours qui ont précédé la propagation d’Omicron montre, encore une fois, comment l’économie canadienne peut rebondir avec force lorsqu’elle est autorisée à rouvrir », a écrit Douglas Porter, économiste en chef à la Banque de Montréal, dans une note.
« Bien qu’elle ne soit pas loin de la dernière estimation de la Banque du Canada, elle est encore un peu plus élevée et ne fait qu’empirer la situation, presque garantissant une hausse des taux lors de la prochaine réunion du 2 mars. »
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